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  • Manu
  • L'association a pour but :
 La préservation du patrimoine maritime méditerranéen.
 La préservation des fonds marins.
 La sauvegarde des savoirs et des savoir-faire.
  • L'association a pour but : La préservation du patrimoine maritime méditerranéen. La préservation des fonds marins. La sauvegarde des savoirs et des savoir-faire.

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ASSOCIATION LOU CAPIAN DE THAU

logo21.JPG  L'ASSOCIATION LOU CAPIAN DE THAU :
Association loi 1901 - N° 0343035213 du 24-12-2005

Une association de voiles latines et de vieux gréements basée à Balaruc les Bains, au bord de l' Etang de Thau dans l'Hérault.

INFO: Tous les liens dans les articles sont soulignés et sur fond de couleur. Cliquez dessus pour en savoir plus.

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 18:31
En 2008, l’association a acquit le « Dauphin », une Tartane, bateau de pêche à voile latine dite au  « bœuf » de nos côtes du Languedoc menacée de destruction dans le port de Canet en Roussillon et qu’elle à rebaptisé de son nom de naissance : « Espérance ».

      

                                           

Voici son histoire :

Ce bateau a été construit à Agde sur le chantier VIDAL en 1880 et mis à l'eau le 8 Mars 1881.

Un poids estimé à 20 tonnes, 14 tonneaux, long de 15m, large de 4,70m avec une antenne de 24m et un boute-hors de 7m, il était propulsé par 140 à 200 m2  de voile. Nous retiendrons que ces bateaux étaient construits à l'époque pour travailler 15 ans et considérés comme "finis", étaient revendus.

Le chêne dont on l’a gratifié a été planté au cours du 14e Siècle en plein Haut Moyen Age et fin de la Période Romane sous François 1er.

 

 

Pendant 11 ans, ses apports ont fait vivre une famille Agathoise les MALAVAL, Joseph, Victor et Hubert qui avec Severt Malaval possédaient trois bateaux bœufs : l' "Espérance", le "Providence" et l' "Indépendant", tous trois construits à Agde entre 1880 et 1883. Le « Providence » était « la conserve » de l’Espérance et la maquette de « l’Indépendant » est exposée au musée d’Agde. Son immatriculation est : 107 A  puis 519 A (Agde).

 

 En 1892 il est vendu et arrive à Séte pour le compte de Benoît ESTENTO et Pasquale COLLOZO  qui le garderons 8 ans .

 

En 1901 il est racheté par un autre COLLOZO, probablement Diogène qui le gardera jusqu'en 1938 soit 37 ans. Belle carrière, à sa vente, il a déjà 57 ans !

 

 En 1938 il fut vendu au chantier naval de Sète : SCOTTO ET REPETTO qui l’on probablement rebaptisé «  Dauphin » et motorisé tout en conservant le mât mais en supprimant l’antenne, le boute-hors et bien sur, les voiles. Il continuera la pêche jusqu’en 1944, date à laquelle nous retrouvons des témoignages photos (cartes postales) dans le port de Séte. Le Dauphin a 63 ans !

 

En 1944, il fût cédé à la société de travaux maritimes PRIORE-BORNIOL-GABAUDAY-BARTHES, des plongeurs, qui l’amènerons à Nice où il fera du déminage, coque en bois oblige et ravitaillera l'escadre Américaine au large de Villefranche sur Mer.  Ils le garderont 1 an.

 

En 1945, il passe aux mains de Mr PASTOR, il semble qu'il soit antiquaire sur Nice et qui le conservera jusqu'en 1957 soit 12 ans.

 

 De 1957 à 1959, il est la propriété de Mr JUMELIN, radiologue et plongeur, grand amateur d'épaves et amis des CHEREZY et PASTOU avitailleurs sur Cannes et Villefranche. Il a 78 ans !

 

En 1959, il passe aux mains de Mr Jacques BOISSY, plongeur professionnel et scaphandrier qui travaille sur tout le littoral avec comme partenaire Mr BRICH alors Champion de France de plongée libre. BOISSY décédé, BRICH trouve un autre associé Mr CAPIEN.
Nous retrouverons des traces de ses passages à Cannes et Monaco avec quelques témoignages écrits et filmés notamment en 1962 et 1965 où il servit aux recherches d’une épave romaine dans le port de Monaco et de bateau de secours pour la sécurité des grands prix de formules 1 sur le rocher, il travailla à l’enrochement de Fonvieille et participa  au tournage du film "Grand Prix" de John Frankenheimer en 1965 avec Yves Montand, James Garner et Françoise Hardy dont ce sera la première apparition à l'écran. Son immatriculation à ce moment est : MC 1731 ( Monaco).

La Princesse Grâce et son fils Albert aurait appris les rudiments de la plongée sous marine sur le Dauphin.

Après le décès de Mr Boissy,  une vedette de 17 mètres de la police maritime de Monaco de type P 16500 portera son nom de 1973 à 1990.

En 1978
, après ces 21 années aux mains de plongeurs professionnels et amateurs, il fût revendu à un architecte Parisien, Mr ROUX, qui le conservera 2 ans.

 

En 1980, son nouveau patron Mr ADAMIAK, le laissera sans entretien pendant 1 an avant de le revendre à un groupe de 3 amis Strasbourgeois Mrs BAADE, HAJEK et KOCHER qui le ramèneront par les canaux jusqu'à Strasbourg pour le restaurer et le modifier de 1981 à 1987. Il changera de numéros en devenant :     NI 457065 (Nice). Il a alors 100 ans !

Le bateau ira faire une longue balade par les canaux en Allemagne, Belgique et Hollande et naviguera en mer du Nord.

 

 C’est lors de ces travaux en Alsace qu’ils feront examiner une pièce de bois prélevée sur le squelette afin de pouvoir dater la structure. La dendrochronologie est le nom de cet examen qui leur a permis de situer l’époque où le bois de ce navire à été planté. (Cité au début du récit.)

 
En 1987, transformé en yacht de plaisance avec roof et cabine il rejoindra Canet en Roussillon et y restera 20 ans, il naviguera au grès des vacances jusqu’en 2000 et restera 8 ans à quai où nous l’avons retrouvé et acheté en Octobre 2008.

Aujourd'hui, âgé de 128 ans, il est probablement le plus vieux bateau de travail des côtes de France connu à ce jour !


Nous venons de lui redonner son nom de baptême et son quartier maritime : ESPERANCE 1881, ST 457065 et il attend patiemment d'être restauré sur un chantier naval d’ Agde, seuls les fonds obtenus en décideront car nous n'avons aucuns moyens pour faire ces gros travaux .

Notre association, ayant pour but de lui redonner son aspect d'origine, ne bénéficie que d’un petit hangar prêté par un artisan électricien (énergies renouvelables)  qui ne lui permette que de travailler sur une embarcation à la fois et de 7 m maximum.


 Les habitants du littoral  sont  très attachés à leur patrimoine maritime, entre 1880 et 1920, on recensait 76 bateaux bœufs dans le port de Séte, aujourd’hui, il semblerait que l’ESPERANCE 1881 soit le dernier de cette lignée.

 

 

 

 La cité d’Agde, plus grand constructeur de tartane de pêche dite « au bœuf ».

 

Pour exemple : entre 1861 et 1880, 30 bateaux bœufs ont été construits pour la ville de Cette (Sète),

 25 le furent à Agde, 3 à Port la Nouvelle, 1 aux Martigues et 1 à la Ciotat. Ce n’est qu’au début du 20e siècle que des « bœufs » seront construits à Sète

.

La pêche aux bœufs ou « baou », est développée par les Catalans au XVII° siècle puis interdite sous « peine de la vie » dans leur pays, a été transportée en Roussillon et pris son essor dans cette région ultérieurement avec l’arrivée d’hommes du sud de l’Italie qui en ont assuré la pertinence économique.

La pêche aux bœufs est la démonstration des synergies, des circulations et des ouvertures qui ont fait la force de l’Europe.

(Un magnifique article de Mr Bernard Vigne est à découvrir ou redécouvrir dans le n° 89 du "Chasse Marée" de Juin 1995 : "Les bateaux bœufs de Sète") .

 

LE  RETOUR DE L’ ENFANT PRODIGE PARTI D’ AGDE IL Y A 117 ANS.

.

LE PROJET : En partenariat avec la SNAGAT (société nautique d’Agde, du Grau d’Agde et de la Tamarissière) et la Fondation du Patrimoine Maritime et Fluvial.

La restauration de ce bateau au plus proche de son état d’origine, permettra de sauvegarder le patrimoine maritime de notre région et plus particulièrement celui de la ville d’Agde où ce bateau fût construit au 19e siècle.

Ce projet offrira un bateau d’exception chargé d’histoire aux Agathois qui participera à diverses manifestations  (rassemblements de bateaux de travail, Fête des Vieux Gréements, fêtes des ports des côtes de France mais aussi d’Europe, etc.).

 

Son retour en Agde s’est fait  par la mer et la remontée de l’Hérault en remorque de la vedette de Gendarmerie Maritime de Sète le 19 Mai 2009.

 

Les travaux seront réalisés en public sur les quais d’Agde ou sur le chantier naval de Michel Rezé « Marine et compagnie » quai des chantiers à 100 mètres du lieu de construction  de l’Espérance il y a 128 ans, lieu idéal pour créer une exposition permanente et une animation fédérative.

 

Nous reconstituerons l’histoire de ce bateau et filmerons le témoignage des anciens qui ne manqueront pas de venir nous compter leurs souvenirs et anecdotes.

Ce travail de communication sera associé à un documentaire sur la restauration proprement dite. Elle sera assurée par des ouvriers qualifiés, un charpentier de marine et des bénévoles pendant une période de deux ans.

 

Dès la mise à l’eau du bateau, nous réunirons quatre équipages de 6 personnes pour participer aux rassemblements de Brest et Douarnenez, Saint Tropez, Marseille Gènes, Barcelone avec une priorité pour les ports qui l’ont accueilli par le passé comme Sète et Monaco.

Une inscription au concours des ports d’Europe de 2012 est en projet afin de présenter l’histoire de la ville d’Agde, son patrimoine maritime et le bateau.

 

Enfin, l’utilisation au jour le jour du navire, par les membres bénévoles de l’association ou les différents partenaires qui auront participé à la restauration, sera l’essence même de notre motivation.

 

Un cahier des charges sera mis en place pour que « L’Espérance » puisse vivre toute l’année et prendre part aux manifestations liées à la mer et à sa ville natale.

 

Il a été classé en 2007 : BIP, ( bateau d'intérêt patrimonial ) et à ce titre est reconnu par la Fondation du Patrimoine qui héberge la Fondation du Patrimoine Maritime et fluvial à l'origine de ce classement ce qui lui vaut l'exonération des dons qui pourront nous être versés. Un classement aux monuments historiques n’est pas exclu. 


Dans un souci de contribuer de manière très active à la promotion de notre région, le bateau permettra aussi une découverte des techniques de pêche, de la navigation sous voile latine, du travail des charpentiers de marine et de leurs impacts sur le développement de nos régions lors de tous ces déplacements.

Il pourra être également un excellent moyen d’approche dans le suivi, le recensement et les prises de vues des cétacés et dauphins  de Méditerranée, notre Président étant membre de l’association Montpelliéraine « ECOOCEAN »   http://ecoocean.free.fr

 

Privilégiant une pédagogie de la découverte, l’association  Lou Capian de Thau s’est fixée comme objectif :

• de sensibiliser les personnes à l’univers culturel méditerranéen,

• d’ouvrir aux amateurs, aux chercheurs et aux étudiants la riche histoire du patrimoine maritime méditerranéen,

• d’étudier avec eux et les scientifiques les évolutions millénaires qui ont façonné et recomposé le paysage des côtes méditerranéennes,

• enfin dans une approche prospective pluridisciplinaire d’envisager quel est l’avenir de cet arc méditerranéen.

Il est apparu aux membres de l’association regroupant des gens de tous horizons que le bateau constituait un outil exceptionnel permettant d’envisager de nombreuses utilisations.

Il servira de support :

• pendant sa restauration à des projets d’action éducative avec différents lycées (lycée de la Mer de Sète, lycée de Pézenas et de Béziers …)

• une fois restauré à des classes bleues (temps scolaires, stages pré-adolescents sur les Baléares et sur la côte catalane agréés par Jeunesse et Sports),

• pour des missions scientifiques avec IFREMER.

Les projets de l’association sont unanimement reconnus et devraient être financés par différents partenaires publics indépendamment de l’orientation politique de chacun.

 

Avec l'aide de tous, ce projet est en passe de réussir. Devenez membre bienfaiteur en versant un don. Vous permettrez de doter l'association d'un budget de fonctionnement afin de faire face à la restauration de l’Espérance 1881 et aux dépenses de place de port et de maintien en état, ce qui représente plusieurs milliers d'euros par an.

 

                                                                                                                                                                                    

 

 Pour tout contact : christine.guilbon@aliceadsl.fr

                                  Pierre-Emmanuel Peltier au 06 66 72 73 74  ou 04 67 18 21 70

 

                   Le site :   http://loucapiandethau.over-blog.com

             Courrier :   Lou Capian de Thau chez E.G.M.E  16 rue des Trimarans zone Maritime 34540 Balaruc les Bains

        

 

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Published by Manu - dans NOTRE FLOTTE
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Jumelage 29/10/2009 17:45


mon blog n'a rien à voir, quoique... mais je soutiens ce blog , agrable à venir lire de temps à autres pour rêver , comme celui de la "boudeuse" ou de" babar fait le tour du monde " suis parfois
stagiaire sur des vieux gréements comme le Belem.bon vent .Noëlle